Dimanche 25 novembre 2007
«Dans ce monde peuplé d'acteurs ternes et bruyants, il y a une certaine noblesse à s'écarter  et à déclarer : “Je vais simplement être."»

Henry David Thoreau
"je suis simplemt ce  que je suis.”
Lettres adressées à son ami Harrison Blake entre 1848 et 1861.
Par simone
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Samedi 24 novembre 2007
Austérité : 190 millions d’euros prévus pour couronner “Sarko roi d’Europe”


“En ces temps d’austérité....


Il y aura des repas somptueux et des feux d’artifice, des réceptions et des photos souvenirs inoubliables. La France, qui va assumer la présidence tournante de l’Union européenne au deuxième semestre 2008, a décidé de mettre les petits plats dans les grands. Nicolas Sarkozy veut, semble-t-il, marquer les esprits européens, et rayonner au milieu des 26 autres chefs d’État et de gouvernement. Alors que Bruxelles fronce les sourcils sur nos déficits budgétaires abyssaux, le gouvernement a prévu de dépenser 190 millions d’euros l’an prochain pour assumer la présidence française de l’Union durant six mois. Une somme astronomique, équivalente à deux fois le budget annuel de l’Élysée. Du jamais vu ! La dernière présidence française, au deuxième semestre 2000, avait coûté entre 50 et 80 millions d’euros aux contribuables. La facture était déjà salée, deux fois supérieure aux prévisions. Cette fois-ci, le budget s’envole littéralement, dépassant tous les pronostics.

Embarrassé, le Quai d’Orsay a reconnu hier, officieusement, devant quelques journalistes, que le budget pour 2008 pouvait paraître élevé, mais qu’il était tout à fait justifié. “C’est comparable au budget de la présidence allemande d’Angela Merkel, qui a marqué les esprits et très bien fait les choses, ont expliqué en substance les diplomates. Nous voulons faire aussi bien. De plus, en 2000, il n’y avait que 15 pays membres, contre 27 aujourd’hui, ce qui augmente considérablement les frais. Il faut organiser des dizaines de réunions techniques, les sommets informels, l’accueil des chefs d’État, sans compter près de 200 manifestations diverses pour lesquelles nous sommes sollicités.”

Pour désamorcer la polémique, le ministère des Affaires Étrangères a promis que tout serait transparent. Et que les sponsors (collectivités locales ou entreprises privées) seraient les bienvenus pour contribuer au rayonnement de la France durant ses six mois. Lors du sommet de Lisbonne, début octobre, des “partenaires officiels” se pressaient déjà autour des chefs de gouvernement, de Microsoft à Sony, en passant par Vodafone, HP ou le pétrolier Sumol…

Il n’empêche. L’ardoise de 190 millions d’euros prévue pour couronner “Sarko roi d’Europe” fait tousser de nombreux parlementaires français, y compris dans les rangs de la majorité. Venu présenter son projet de budget 2008 devant la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le 16 octobre, le ministre Bernard Kouchner a reçu une volée de bois vert quand il a évoqué cette ligne de crédits.

Son ancien ami socialiste Pierre Moscovici, qui était ministre délégué aux Affaires européennes en 2000, s’est dit “très étonné” par ce montant disproportionné. Le député UMP Hervé de Charrette, ancien ministre des affaires étrangères, a également exprimé sa surprise, au moment où l’on demande des efforts de rigueur aux Français. Avant de réclamer que la commission regarde de plus près le contenu des dépenses programmées pour un “événement qui dure six mois et se trouve oublié le lendemain”. “Il est prévu d’organiser beaucoup d’événements sympathiques, mais pas vraiment nécessaires” a-t-il ajouté. Son collègue radical de gauche, Paul Giacobbi, a dénoncé, pour sa part, un budget contre-productif : “Il faut en appeler à moins d’ostentation et à plus d’austérité.”

Seul le socialiste Michel Vauzelle est venu à la rescousse de Bernard Kouchner, estimant que la France avait raison de vouloir faire les choses “correctement” pour sa présidence de l’Union européenne : “Il ne faut pas faire des économies de bouts de chandelle sur des éléments essentiels pour l’image de la France”, a lâché l’élu des Bouches-du-Rhône. Vauzelle s’est d’ailleurs plaint devant ses collègues que les “les petits fours servis dans les ambassades ne présentent plus la qualité d’antan !” Diable, l’image de la France est en péril… L’axe de gauche Vauzelle-Kouchner pour justifier l’inflation des petits fours de “Sarko l’Européen”, voilà qui ne manque pas de sel…

Par Chantal Cottet (Collectif Justice)
Par simone - Publié dans : société
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Vendredi 23 novembre 2007
Et si la "bourde" (comme disent nos journaux) de Bernard Kouchner était en fait astucieusement distillée pour préparer l'opinion franchouillarde à l'inéluctable ?

medium-medium-lavalise-2-.jpg Avant de terminer son mandat à la présidence des États-unis, George Walker Bush risque d'entraîner le monde vers un conflit qui risque d'être planétaire. La Maison Blanche a musclé une fois de plus son discours concernant l'Iran.
Bush (et Sarkozy en écho) estime que l'Iran est une nation aussi dangereuse qu'al-Quaïda pour l'Amérique. Il a affirmé la nécessité d'empêcher la république islamique de disposer à la fois des armes terroristes et nucléaires. Afin de pouvoir attaquer l'Irak, les mêmes mises en garde mensongères nous ont été servies.
Jamais Bush n'avait encore attaqué le président de l'Iran Mahmoud Ahmadinejad avec autant de virulence : "L'Amérique ne s'inclinera pas devant les tyrans."
Mais voilà la cerise sur le Sunday : "Comme al-Quaïda et les extrémistes sunnites, le régime iranien a des objectifs clairs : il veut chasser l'Amérique de la région, détruire Israël et dominer le grand Proche-Orient et de plus il finance et arme des groupes terroristes comme le Hezbollah" a ajouté G.W.Bush.

Le temps qui reste à Bush est désormais compté pour traiter ce dossier.
Pour parler du danger nucléaire iranien, il a utilisé les termes d'"holocauste nucléaire", avertissant ainsi clairement Téhéran de ne pas aller plus avant dans son programme d'enrichissement d'uranium, comme s'il voulait à la fois accentuer la menace contre l'Iran et préparer l'opinion publique américaine, voire internationale, à l'éventualité d'un usage d'armes nucléaires américaines contre ce pays.

Nicolas Sarkozy commence à occuper la place laissée vacante par Tony Blair, à savoir celle du meilleur allié de Washington. Il a donc abandonné la ligne chiraquienne au profit d'une américanisation de ses positions à propos du Moyen-Orient. A son retour de ses vacances d'été américaines, il a déclaré aux ambassadeurs qui représentent la France à travers le monde que l'acquisition de l'arme nucléaire était la ligne rouge à ne pas franchir et que l'Iran s'exposerait fatalement à des bombardements s'il ne renonçait pas à ses ambitions.

Le journaliste américain Seymour Hersh a affirmé devant un groupe de confrères français rencontrés il y a quelques semaines à Paris qu'il avait appris de la part de sources à la Maison-Blanche que la décision de frappes contre l'Iran avait déjà été prise, que le dernier mot dans ce dossier revenait désormais au camp proche du vice-président Dick Cheney.

L'Arabie Saoudite a signé un contrat d'un montant estimé à quelque 5 milliards de dollars avec une société américaine pour entraîner et équiper quelque 35 000 hommes chargés de protéger ses installations pétrolières.
Une étude de quatre-vingt pages publiée le 28 août dernier par deux analystes en matière de sécurité britanniques fait une estimation à glacer le sang de la violence destructrice que les Etats-Unis emploieraient lors d'une attaque contre l'Iran : "Les Etats-Unis ont fait des préparatifs dans le but de détruire les armes de destruction massive de l'Iran, son énergie nucléaire, son régime, ses forces armées, son appareil d'Etat et son infrastructure économique dans les quelques jours, sinon les quelques heures qui suivraient un ordre donné par le président George W. Bush."

Les auteurs de cette étude, Dan Plesch et Martin Butcher, tirent, en s'appuyant sur des sources accessibles au public, cette conclusion que "les bombardiers et les missiles à longue portée américains sont d'ores et déjà prêts à détruire en quelques heures 10.000 cibles à l'intérieur de l'Iran. Les troupes d'infanterie, de l'armée de l'air et de la marine déjà présentes dans le Golfe Persique, en Iraq et en Afghanistan ont la capacité de détruire en peu de temps les forces armées iraniennes, le régime du pays et son Etat."

Plesch et Butcher estiment qu'une attaque américaine quelle qu'elle soit ne se limiterait pas aux installations nucléaires iraniennes mais aurait aussi pour objectif d'éliminer sa capacité de réplique par la destruction de ses capacités militaires et de son infrastructure économique. "Toute attaque aura vraisemblablement lieu à une très grande échelle, sur plusieurs fronts, évitant toutefois une invasion terrestre. Une attaque qui se concentrerait sur les armes de destruction massive, laisserait à l'Iran trop d?options en matière de contre-attaque, permettrait que le président Bush soit accusé de n?avoir pas utilisé une force suffisante et laisserait le régime intact."

Les auteurs de l'étude réfutent de nombreux arguments généralement avancés pour expliquer pourquoi les Etats-Unis n'attaqueraient pas l'Iran. Ils estiment que la probabilité d'un compromis sur le programme nucléaire iranien est "extrêmement faible" étant donné que "les Etats-Unis refusent d'offrir toute garantie de sécurité à l'Iran et s'emploient effectivement et de façon active à affaiblir les autorités iraniennes". Quant à la tentative de l'Union européenne de servir d'intermédiaire dans un marché avec l'Iran "les responsables américains...se moquent, tant en privé que de façon moins privée, des efforts de l?UE, qu?ils jugent futiles".

Répondant à ceux qui font remarquer que l'armée américaine est enlisée en Irak et manque de troupes, l'étude déclare : "Le déploiement de l'armée aux limites de sa capacité, dû à de longs tours de service en Irak est un problème sérieux, mais fournir des forces pour une guerre de courte durée (suivant le modèle de l'invasion initiale de l'Irak) constituerait un bien moindre problème. L'Iran n'a guère la capacité de conduire une attaque militaire conventionnelle en dehors de son propre territoire, donnant aux Etats-Unis de bonnes possibilités de se retirer et d'attendre la suite événements dans le pays après une attaque du genre de celle décrite dans cette étude."

La réelle motivation d'une nouvelle guerre irresponsable des Etats-Unis contre l'Iran réside dans la tentative de l'administration Bush d'établir une domination sans partage des Etats-Unis sur les régions riches en ressources minérales du Moyen-Orient et d'Asie centrale.


Pour de plus amples informations lire Le Monde diplomatique d'octobre 2007 “Les ultras préparent la guerre contre l'Iran" et sur internet taper "la guerre d'Iran" dans un moteur de recherche.

Par simone - Publié dans : po-li-ti-que !
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Jeudi 22 novembre 2007
Je sais et j’ai les preuves

resize.jpeg C’est le cri que pousse Roberto Saviano, un jeune Napolitain de 29 ans. En 300 pages denses et argumentées, il dénonce ce système qu’est la camorra, cette terrible mafia napolitaine qui a fait de l’ultra-libéralisme son credo, cette organisation criminelle dont les tentacules arrivent jusqu’à notre porte, jusque dans notre frigo, jusque sur notre peau à travers les vêtements griffés que nous portons.
Entre enquêtes et littérature, ce qui attend le lecteur, c’est un voyage incroyable et terriblement bouleversant. Dans ce livre extrêmement bien écrit, Roberto Saviano nous démontre la dangereuse logique économique, financière et expansionniste que les clans de la Campanie appliquent à leurs “entreprises”.
Dans le monde affairiste et criminel de la camorra, sévèrement structuré à tous les niveaux, tout commence et se termine sous le signe des “marchandises” et de leurs cycles de vie : les marchandises “fraîches” qui arrivent à Naples dans d’énormes conteneurs, puis sont déchargées, stockées et cachées dans des immeubles vidés dans ce but ; les marchandises mortes qui arrivent de tous les coins de l’Italie, mais aussi d'un peu partout en Europe, sous forme de scories chimiques, déchets toxiques, boues, jusqu’aux squelettes humains des cimetières, pour être déversés de façon abusive dans les campagnes de la Campanie où ils empoisonnent une bonne partie de la population, les terrains agricoles et les nappes d'eau ; les marchandises “classiques” de la pègre, comme la drogue et les armes, mais aussi la puissance dévastatrice du béton armé.

“Je sais et j'ai les preuves”, c'était le leitmotiv que Pasolini répétait avec obstination et que Roberto Saviano a adopté pour mener son combat contre la camorra. Menacé de mort par les "parrains", il est actuellement sous protection policière à la demande d'Umberto Eco.
Par simone - Publié dans : à lire
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Mercredi 21 novembre 2007
Par simone - Publié dans : po-li-ti-que !
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