Lundi 27 août 2007 1 27 /08 /Août /2007 09:35
Par simone - Publié dans : société
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Dimanche 22 juillet 2007 7 22 /07 /Juil /2007 09:27
Pour tous les "médias", l'été est le moment des rediffusions, des feuilletons légers, des dossiers ludiques, des "portraits"… Bref, distraire le vacancier qui régérère sa force de travail et ne pas le fatiguer d'avance avec des sujets qui fâchent !
Ne dérogeons pas à cette salutaire habitude.
Sur ce blog, sans trop en faire, vous aurez des "textes fondamentaux" de quoi vous divertir sans vous abêtir !
Premier texte datant de 2004, de Philippe Murray, décédé il y a un an, sur Paris-Plage qui vient d'ouvrir ses "portes" avec toujours plus d'inventions, de nouveautés, d'attractions afin de donner des jeux au bon peuple de monsieur Delanoë.


CLASSES LABORIEUSES, CLASSES BAIGNEUSES

Il fait chaud, le ciel est d’un bleu d’opéra-comique, les Parisiens ont été remplacés par des touristes danois de toutes origines venus des quatre coins du monde, et même souvent de Paris, dans des cars géants à rétroviseurs de béliers mérinos, et les plus hautes sommités continuent à se demander comment refonder, recomposer, rénover, revivifier, recréer, ranimer, repriser, ressusciter enfin, et faire resplendir, l’ancien Parti du progrès universel et pluriel aujourd’hui en difficulté.

Ils devraient écouter les plagistes de la Mairie de Paris. Ce sont eux qui ont trouvé la solution. Elle tient dans le parasol, le transat et la glace en cornet. Dans la cabine de plage et le palmier en pot. Dans le chouchou, dans le beignet et dans l’esquimau. Dans le sable de synthèse et la pelouse au mètre. Et dans les grands brumisateurs destinés à créer des nuages d’eau éclairés en bleu. À côté d’un tel programme, le reste est balivernes. On disait la gauche en panne de projet ? Incapable de refaire son unité autour d’une thématique renouvelée ? De surmonter ses clivages internes et de mettre au point des propositions originales et crédibles ? Et Paris-Plage alors ? Et les transats ? Et les cabines à rayures ? Et les murs de varappe, les palmiers, le boulodrome, les spectacles assurés par la "scène techno" ? Et les parasols ? Contre le parasol, il n’y a pas une fracture culturelle, une fracture sociale, une fracture urbaine qui tiennent. Le Front national lui-même recule devant le front de mer.

Cet été, les plagistes de la Mairie de Paris ont résolu de parasoliser Paris. Et de le palmiériser. Et de le boulodromiser. Et de le transatiser. Et de le littoraliser. Sur trois kilomètres. Entre quai Henri-IV et Tuileries. Trois kilomètres pour commencer. On verra par la suite. On généralisera le concept, puisqu’il ne s’agit que d’un concept. D’un bain de concept. Même pas d’un bain de pieds puisqu’il n’est pas permis de plonger fût-ce un orteil dans l’eau. Le concept a ceci d’avantageux qu’on peut l’étendre à l’infini sans soulever des tempêtes de protestations. Pourquoi, dans ces conditions, ne pas ensabler aussi la rue de Rennes et parasoliser le boulevard de Sébastopol ? Puisque tout cela n’existe que par les mots employés ?

Bien entendu, il n’y a pas davantage de plage, aujourd’hui, sur les bords de la Seine qu’il n’y en avait huit jours avant. L’important est de vérifier si les gens vont accepter d’y croire. Car tout cela n’a rien de futile. Ça s’appelle un programme. Innovant. Plein de hardiesse et de fougue. Et piaffant d’audace. Contrairement à ce que l’on imagine, Paris n’est pas une enclave pittoresque où résisteraient les derniers adeptes du Parti du progrès universel et pluriel en difficulté. C’est un laboratoire. C’est un terrain d’expérience qui a l’avenir devant lui. Le maire nourrit d’amples ambitions. De son propre aveu, il souhaite réussir une « nouvelle alchimie » dans la capitale. On ne saurait mieux s’exprimer. "Il faudra, déclare-t-il aussi, qu’on puisse encore dire du bien dans trente ans de ce que nous décidons maintenant" (mais pourquoi faudrait-il attendre si longtemps pour en dire du mal ?). Ses grands projets se résument à couvrir tout ce que la sensibilité exquise de la modernité ne veut plus voir : périphérique, parkings, hangars de stockage, entrepôts du service municipal des Pompes funèbres. En gros, le réel. Delanoë le fourre sous dalle. Et, par-dessus, il plante tout ce qui fait rêver : murs d’escalade, squats d’artistes, promenades vertes, multiplexes créatifs, lieux d’éducation aux arts de la rue, espaces d’initiation à la musique hip-hop.

Et parasols.

Car il s’agit aussi de réconcilier le Parisien avec son fleuve. Il paraît que jusqu’alors le Parisien tournait le dos à laSeine, ses eaux noires moirées de mazout et ses courants d’air. De temps en temps, il s’accoudait aux parapets pour regarder un suicidé en train de gagner le large avec nonchalance. C’est tout ce qu’il avait comme distraction. Quel chemin parcouru depuis. Maintenant, il peut bronzer en bordure de concept et s’initier à la fabrication des nœuds marins dans une station balnéaire non figurative où tout est stylisé, le sable, les pelouses, les oriflammes, les nœuds marins, les murs d’escalade, sa propre personne. Exactement comme dans un quartier piétonnier. Transformer les berges de la Seine en quartier piétonnier idéal, voilà l’exploit des plagistes de la Mairie de Paris. Je le sais, j’étais sur place le dimanche de l’ouverture du concept. On s’y marchait dessus. La réconciliation des Parisiens avec leurfleuve s’effectuait au pas de charge. Le test semblait en bonne voie de réussite. Nul ne manifestait la moindre épouvante. Nul n’avait l’air de se rendre compte qu’il était en train de marcher dans un livre d’images pour tout-petits. La grande métamorphose était accomplie.

Quel besoin, dans ces conditions, de chercher à bricoler une nouvelle thématique, un projet, des propositions originales et crédibles ? Pour séduire qui ? Les gens d’avant ? Ceux qui auraient ricané à l’idée de se balader dans un concept soutenu par une idée, elle-même suspendue à une théorie ? Ils n’existent déjà presque plus. Le réaménagement abstrait du territoire est en train de forger son peuple.
Par simone - Publié dans : société
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Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /Juil /2007 10:10
Réponse du berger à la bergère, un lecteur me renvoie un entretien d'un Slavoj Zizek, un philosophe slovène qui se situe au centre des débats qui, à l’heure de la globalisation capitaliste, cherchent à redéfinir les termes d’une politique d’émancipation véritable.
"Encore un  empêcheur  de boboiser en rond (bobo, c'est moins « bourgeois-bohême », que bons sentiments + bonne conscience). Une star internationale de la pensée radicale, quasiment inconnue en France.”,  précise notre internaute. C'est un peu long, mais très "éclairant".

Vous estimez que le résultat du référendum français sur  la constitution européenne est positif en ce qu’il exprime « le choix du choix lui-même », face au chantage d’une « nouvelle élite qui nous offre - seulement la possibilité de confirmer son savoir expert ». Comment le projet politique européen s’est-il transformé en machine de confiscation des choix ?
Slavoj Zizek. La pression contre les alternatives est incroyablement forte dans ce que l’on appelle l’espace post-idéologique. La thèse est qu’il y aurait une idéologie suprême consistant à dire "pas d’idéologie !". C’est-à-dire "pas d’autre choix que les règles du capitalisme contemporain". Les seules questions qui restent dès lors admises à la délibération touchent à la tolérance,  au multiculturalisme. Il n’y aurait dans  le monde actuel qu’un seul grand choix :  le capitalisme à l’américaine, de type libéral,  ou bien le capitalisme chinois. Ce serait très triste de vivre dans un monde où le seul choix véritable se résumerait à une telle alternative.

Comment l’Europe peut-elle devenir cet espace politique de l’alternative que vous appelez de vos voeux face aux modèles états-unien ou chinois, le tiers-monde n’étant pas en mesure, dites-vous, de résister à "l’idéologie de l’american dream" ?
Slavoj Zizek. Je suis plutôt pessimiste : je crois qu’il y a comme une complicité entre les États-Unis et le tiers-monde. Il existe entre ces deux pôles un rapport de complémentarité. Le problème, pour  le nouvel ordre, n’est pas le tiers-monde,  mais le deuxième monde : l’Europe. Il n’y a pas vraiment de potentiel dans le tiers-monde, à cause de la structure sociale concrète. L’exploitation et la pauvreté y sont trop brutales, je ne vois pas de chance  de ce côté. C’est la vieille sagesse de Marx : je ne crois malheureusement pas qu’on puisse faire la révolution avec le vraiment pauvre.

Comment, dès lors, pourrait s’opérer,  au plan politique, une sortie du capitalisme global et de la démocratie libérale ?
Slavoj Zizek. Je ne crois pas qu’on puisse simplement se référer à de grands slogans, comme cet étendard du "modèle social européen" ou de la "solidarité". Il y aurait  aux États-Unis le libéralisme primitif, alors qu’en Europe nous aurions l’état social…  Les choses ne sont pas aussi simples.  Les dernières difficultés, comme les émeutes dans les banlieues françaises, sonnent comme un message d’avertissement, une première réaction à l’arrogance de l’Europe envers  les émeutes post-Katrina à la Nouvelle-Orléans. Cette explosion de violence est, je crois,  le symptôme général du capitalisme contemporain. La réponse traditionnelle, qui consiste à prôner plus de programmes sociaux, plus de solidarité, ne suffit plus. Les racines  du mal sont plus profondes.

Quelles sont-elles ?
Slavoj Zizek. C’est toute la logique du capitalisme contemporain qui est en cause. Prenons un exemple. S’il y a un phénomène mondial caractéristique de cette époque, ce sont les bidonvilles. Comme le souligne  Mike Davis, un sociologue urbain critique, on tend à occulter l’envers de la réussite économique de la Chine, de Singapour,  de la Corée du Sud : l’explosion des bidonvilles. D’après certaines estimations, plus  d’un milliard d’êtres humains vivraient aujourd’hui dans des bidonvilles.  Leurs habitants sont en passe de devenir le groupe social le plus important à l’échelle mondiale. On pense spontanément aux favelas, mais il ne s’agit pas seulement de cela. La plus grande région de bidonvilles se situe en Afrique centrale, entre Lagos et la Côte d’Ivoire : 70 millions de personnes y vivent dans des bidonvilles.
Ces habitants des bidonvilles ressemblent à l’"homo sacer" d’Agamben (2) : des exclus de l’ordre civil public, mais plus ou moins intégrés à l’économie, par le travail au noir, les trafics… Pour reprendre des termes marxiens, peut-être s’agit-il là d’un nouveau prolétariat proto-révolutionnaire. Il y a là de larges groupes, des foules immenses qui n’ont pas d’ancrage dans une tradition, auxquels manque une hiérarchie héritée pour organiser leur espace social. Ce sont précisément des exclus véritables. La visée de l’État n’est plus même de les contrôler, mais seulement de les isoler. Cette logique de nouvel apartheid commence à gagner nos sociétés.
On ne peut probablement pas l’appréhender en termes de "classes" au sens marxien. Mais on peut distinguer trois grands groupes. D’un côté, la nouvelle classe symbolique universelle. Celle des managers, des journalistes, des professeurs, des experts.  Ceux-là appartiennent à une nouvelle classe mondiale, où les individus ont plus de liens avec leurs pairs à l’autre bout du monde qu’avec les gens "ordinaires" là où ils habitent. Culturellement, ils forment une société à part. Au bas de l’échelle, les exclus, les pauvres dans les banlieues. Et entre les deux : une classe moyenne, celle des travailleurs. C’est une classe qui est quasiment en voie de disparition, ce qui explique sa sensibilité "traditionaliste".

Considérez-vous que l’échec et l’effondrement du communisme ont contribué à stériliser cette possibilité d’alternative ? Cette possibilité est-elle définitivement écartée ?
Slavoj Zizek. Nous sommes aujourd’hui dans l’impossibilité de penser cette alternative. Mais je crois tout de même que nous sommes proches d’une explosion. Chez Lénine, déjà, l’utopie véritable est liée à l’urgence. On devient utopiste dès lors qu’on ne peut pas faire autrement. Dans ce sens, je crois que nous serons de plus en plus contraints à l’utopie.  Le moment utopique de Lénine, avant et juste après la révolution d’Octobre, était le fruit d’une situation totalement désespérée. Une telle réaction serait liée au fait que le champ des choix "réalistes" n’est pas "réaliste" au sens de conforme à l’espace de l’idéologie hégémonique. Que peut-on faire aujourd’hui ? L’hégémonie de l’idéologie capitaliste est telle que même la gauche se tourne vers les questions culturelles, la tolérance…, ce qui signifie, en réalité, qu’elle n’ose même pas imaginer une alternative économique concrète. Ainsi, la thèse implicite de toute la gauche multiculturaliste américaine est que l’exploitation des Mexicains, des Noirs serait fondée sur le racisme, et non sur des rapports de classes.

Vous alertez, dans plusieurs ouvrages, sur l’état d’urgence mondiale permanent - entretenu depuis le 11 septembre 2001 et la restriction des libertés qu’il justifie…
Slavoj Zizek. Cet état d’urgence n’est pas pensé comme opposé à l’état normal. Il y a comme une convergence. Voilà le futur : non pas une dictature directe, mais un changement de règles où l’état d’exception va coïncider avec l’état normal. Parallèlement à cela, la moindre intervention forte dans l’économie est désormais perçue comme irrationnelle, catastrophique.  Il y a comme un pacte selon lequel l’économie aurait ses propres règles dépolitisées, le débat "démocratique" se limitant finalement  aux questions culturelles. La tragédie réside précisément dans cette dépolitisation radicale de l’économie, conjuguée au glissement  vers un état d’exception permanent.

Vous relevez que ces évolutions inhérentes au néolibéralisme se traduisent  par un renforcement de l’État…
Slavoj Zizek. Les nouvelles formes d’exclusion, d’apartheid, vont de pair avec l’idéologie prédominante de la victimisation. Richard Rorty, l’un des philosophes du libéralisme contemporain, souligne que ce qui, en dernière instance, définit aujourd’hui la dignité humaine n’est pas l’intelligence ou la créativité, mais l’habilité à souffrir, à être victime, à éprouver de la douleur. Lorsque l’on identifie ainsi la victimisation comme forme fondamentale, la question n’est plus "comment s’organiser ?", mais "comment l’État doit-il prévenir la douleur ?". C’est pourquoi je conteste l’idée reçue selon laquelle le rôle de l’État diminue. L’État se retire certes de la sphère sociale. Mais si l’on considère les États-Unis post-11 septembre, jamais dans l’histoire de l’humanité il n’y a eu d’État aussi fort. En termes de budget militaire, de contrôle. L’État joue, dans ce système, un rôle absolument crucial. Même le libéralisme  le plus sauvage demande de plus en plus d’État. On assiste en réalité à une explosion de tous les appareils d’État. L’État contemporain néoconservateur est un État extrêmement fort.

Dans Que veut l’Europe, vous analysez "le rôle structurant de la droite populiste et de l’extrême droite pour légitimer l’hégémonie démocrate-libérale, le consensus autour d’un système politique bipolaire n’offrant que l’apparence  du choix, et verrouiller toute alternative
de gauche"…
Slavoj Zizek. Je crois que l’une des causes de la vigueur de l’extrême droite est la réticence de la gauche à se référer directement, désormais, à la classe ouvrière. La gauche a presque honte de se référer à la classe ouvrière, laissant l’extrême droite se réclamer du peuple ! Et lorsqu’elle le fait, elle ressent le besoin de se justifier par l’usage de références ethniques : "les pauvres Mexicains", "les immigrés"… La droite et l’extrême droite sont désormais les seules à parler encore le langage de la mobilisation politique.
Je crois que l’extrême droite joue un rôle structurant et spécifique. Quelle est  la réaction de la plupart des "démocrates" ? Ils disent de Le Pen qu’il véhicule des idées inacceptables, "mais… ". Manière de sous-entendre qu’il pose "de vraies questions". Ce qui leur permet de s’approprier ces problématiques posées par Le Pen. Le centre libéral, au fond, c’est le lepénisme à visage humain. Cette droite a besoin de Le Pen  pour se distancier des excès embarrassants et apparaître comme modérée. C’est pourquoi j’ai trouvé dégoûtants ces moments de solidarité contre Le Pen au deuxième tour en 2002. Et lorsque l’on veut être un peu plus à gauche, désormais, on est immédiatement accusé de faire le jeu de l’extrême droite. Cela signifie que le centre libéral post-politique utilise le fantôme de l’extrême droite pour faire de ce danger imaginaire l’ennemi officiel. C’est, je crois, un bel exemple de fausse opposition.
Par simone - Publié dans : à méditer
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Lundi 16 juillet 2007 1 16 /07 /Juil /2007 11:39
Il n'est pas interdit de monter en qualité dans nos fréquentation. Même si c'est bien difficile de nos jours de trouver des "penseurs" qui nous élèvent.
Dans le Monde de samedi, un excellent entretien avec Alain Badiou, intitulé : “L'intellectuel de gauche va disparaître. TANT MIEUX"

Pour ceux qui l'ont "zappé", Alain Badiou, âgé de 70 ans, est un philosophe contemporain, professeur émérite àl 'École normale supérieure de la rued'Ulm. Le philosophe est aussi membre du Collège  international de philosophie, dont il est le fondateur et le président. Auteur d'une oeuvre riche et variée, il a écrit nombre d'ouvrages philosophiques. Il est le père adoptif d'un enfant noir de 16 ans, qu'il va chercher régulièrement dans divers commissariat à la suite de chasse au faciès. Il a fait part de cette répression policière dans diverses chroniques.

Et pour ceux qui ont "zappé" son entretien dans le Monde, voici un extrait de sa réponse à la question :
"Comment interprétez-vous les changements politiques et électoraux récents ?
– Hormis les antiques maximes de la réaction "C'est très bien d'être riche" et "Que les pauvres travaillent plus et nous obéissent", le contenu positif du sarkozysme est incertain. Son contenu négatif est bien connu : persécution des étrangers, surtout s'ils sont ouvriers et/ou pauvres ; ministère spécial pour "s'occuper" des affaires de ces gens-là ; mise au pas répressive de la jeunesse populaire. La vraie campagne de M. Sarkozy n'a pas été l'élection présidentielle mais son action en tant que ministre de l'intérieur. Sa loi sur les étrangers, aussi scélérate que peu connue du public, et les rodomontades policières ont fait entrer de façon ouverte le lepénisme dans l'Etat et enterré l'"exception française". D'où la déconfiture totale de la gauche et de l'extrême gauche, cramponnées au consensus d'après-guerre.
Le ralliement à M. Sarkozy symbolise la possibilité pour des intellectuels et des philosophes d'être désormais des réactionnaires classiques "sans hésitation ni murmure", comme dit le règlement militaire. Sont compris dans ce ralliement la fréquentation corrompue des riches et des puissants, la xénophobie antipopulaire et l'adoration de la politique américaine. Autrefois, quand un intellectuel était de droite, il avait des complexes. Même Raymond Aron en avait ! La séquence de l'après-guerre avait constitué le personnage bien typé de l'intellectuel de gauche. Nous allons assister - ce à quoi j'aspire - à la mort de l'intellectuel de gauche, qui va sombrer en même temps que la gauche tout entière, avant de renaître de ses cendres comme le phénix ! Cette renaissance ne peut se faire que selon le partage : ou radicalisme politique de type nouveau, ou ralliement réactionnaire. Pas de milieu.”
Par simone - Publié dans : po-li-ti-que !
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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /Juil /2007 21:53
un frère de Rachida Dati est un récidiviste
(Le Figaro)

Jamal Dati comparaîtra mardi prochain devant la cour d'appel de Nancy pour trafic de drogue. Une récidive en la matière.
La Garde des Sceaux, Rachida Dati, se serait bien passé de cette nouvelle publicité. L'un de ses frères, Jamal, comparaîtra le mardi 17 juillet devant la cour d'appel de Nancy après avoir été condamné en première instance pour trafic de stupéfiants. En février, il avait écopé de six mois d'emprisonnement avec sursis mais le ministère public avait fait appel de cette condamnation, a précisé le substitut général de la cour.

En révélant cette comparution dans son édition de vendredi, Le Parisien rappelle que Jamal Dati avait déjà été condamné en 2001 à trois ans d'emprisonnement, dont 18 mois ferme, pour un trafic
d'héroïne dans la région de Chalon-sur-Saône.

"Un justiciable comme les autres"

Dans le monde judiciaire, cette affaire ne laisse pas certains magistrats indifférents. "Si l'on appliquait à la lettre le projet Sarkozy-Dati sur les multirécidivistes, Jamal Dati devrait être condamné lourdement", explique l'un d'entre eux au Parisien.

Du côté de la Chancellerie, l'entourage de la ministre signale que "l'affaire est ancienne puisqu'elle est jugée en appel. C'est donc un dossier que la ministre connaît mais qui ne fait pas l'objet d'une
attention particulière. De toute façon, son frère est un justiciable comme les autres, ajoute-t-on, précisant que Jamal Dati est "un frère dont elle (la ministre) n'est pas particulièrement prochesimo".
Par simone - Publié dans : société
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